The Campus team
Contact and who's who
Actiris
LeForem
UCL Louvain-en-Woluwe
UCL Louvain-la-Neuve
ULB Bruxelles
ULg Liège
UMons
KULeuven
Odisee Brussel
UA Antwerpen
UGent
VUB Brussel
Les scientifiques de l’UCLouvain
et de l’ULB appellent les universités
à rejoindre le mouvement climatique
Les unifs’ et le climatFaisant suite aux grèves hebdomadaires menées par les élèves du secondaire depuis plusieurs semaines, la question climatique est à l’agenda politique en Belgique. Les corps scientifiques de l’UCLouvain et de l’ULB appellent les universités à rejoindre le mouvement. Les corps scientifiques de l’UCLouvain et de l’ULB représentent 3.500 chercheurs de Fédération Wallonie Bruxelles et participent à la définition de la politique de recherche, d’enseignement et de service à la société des universités. Ils envoient un triple message au monde politique et académique.

PREMIÈREMENT, ILS APPELLENT à ce que les universités deviennent des exemples de la transition écologique.
Cela signifie devenir des institutions zéro déchet, intégrer des critères sociaux et environnementaux dans les appels d’offre, désinvestir leur épargne de fonds finançant les énergies fossiles, etc.
Cela veut dire également financer davantage de recherche sur la transition écologique et sociale, et enseigner plus largement les dernières connaissances scientifiques en la matière dans tous les cursus.

DEUXIÈMEMENT, ILS INVITENT les directions universitaires à soutenir les mouvements citoyens, en particulier de leur communauté étudiante.
Par exemple, par la tolérance de l’absence d’étudiants qui iraient marcher les jeudis avec les élèves de secondaire, comme cela va être le cas dans plusieurs universités le 14 février 2019.
Le bouillonnement intellectuel et les débats qui ont lieu pendant et autour de ces marches entrent pleinement dans la volonté des universités de former des ’’têtes bien faites’’ et pas juste des ’’têtes bien pleines’’.
Ou, selon la terminologie officielle, des CRACS, des ’’Citoyens Responsables Actifs Critiques et Solidaires.’’

TROISIÈMEMENT, ILS ENJOIGNENT les pouvoirs publics à suivre les recommandations du GIEC de mettre en place des changements sans précédent en termes d’échelle dans les domaines de l’énergie, des industries, de l’utilisation des sols, de l’organisation des villes, du transport et des infrastructures, afin d’en réduire massivement l’empreinte carbone.

SELON OLIVIER MALAY, président du Corps scientifique de l’UCLouvain, ’’les constats ont été amenés de manière claire par la communauté scientifique depuis des années. Aujourd’hui, il faut que les pouvoirs politiques s’en saisissent et agissent de manière ambitieuse pour changer le système productif.
Nous remercions les jeunes de nous montrer la voie en ce sens, et nous espérons que les universités répondront à leur appel.’’
Kelly  ▲