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La mort du Khazar rouge
Un polar politico-historique
La mort du Khazar rougeAvant de lire cet ouvrage, il m’est apparu bon de vous présenter son auteur: l’Israélien Shlomo Sand. Un personnage très controversé, né en 1946, à Linz en Autriche.
Soldat durant la guerre des Six Jours, il a notamment milité dans cette extrême gauche israélienne qui se montrait favorable à la perspective d’une confédération entre deux républiques bien distinctes.
D’un côté, celle d’Israël, de l’autre, celle de la Palestine.


APRÈS DES ÉTUDES UNIVERSITAIRES À PARIS, il rentre en Israël où, après avoir enseigné à l’université de Tel-Aviv, il va tout spécialement s’intéresser à l’histoire du peuple juif.
Un peuple qui, selon lui, fait tout simplement partie d’une pure invention. Une construction mémorielle qu’il dénonce. Mais revenons à son premier roman politico-historique…

QUI A TUÉ L’ÉMINENT PROFESSEUR d’histoire Yitzhak Litvak de l’université de Tel-Aviv? Voilà la question que se pose le commissaire Émile Morkus, seul haut gradé arabe chrétien de la police israélienne.
Historien de renom, Litvak était l’auteur d’un ouvrage, par ailleurs très controversé, qui s’attachait à démontrer que les Juifs issus de l’Europe de l’Est descendaient en droite ligne des Khazars et non du roi David.
D’où son affirmation de présenter les Palestiniens comme héritiers légitimes de ces territoires qui, depuis longtemps, créent la polémique.

UNE THÉORIE JUGÉE SUBVERSIVE et qui remettait bien évidemment en cause, les droits que se sont attribués les Juifs de s’implanter sur la terre d’Israël.
De quoi comprendre aussi que pour Morkus, les pistes menant à l’assassin devenaient aussi nombreuses que variées.

CÉLIBATAIRE SANS ENFANT, Litvak semblait vivre seul, préoccupé qu’il était de l’avancée de ses travaux.
A-t-il fait une mauvaise rencontre? Est-ce un étudiant désireux de se venger d’un échec? Est-ce un règlement de compte entre ces universitaires qui, comme dans toutes les facultés du monde, se haïssent tous? Serait-ce un ’contrat’, œuvre de la diaspora juive?

ET L’AFFAIRE DE PRENDRE UN VIRAGE NOUVEAU quand le frère de Litvak est à son tour retrouvé assassiné, et que certains services de l’appareil d’État israélien travaillent ostensiblement à étouffer l’affaire.
Du coup, le commissaire Morkus va méchamment pédaler dans la semoule. Ce ne sera que 20 ans plus tard, qu’un fait totalement inattendu va lui réserver, mais aussi au lecteur, un rebondissement totalement inattendu.

IL EST BIEN ÉVIDENT QU’À TRAVERS CE ROMAN qui mêle à ravir réalité et fiction, Shlomo Sand exploite des thèmes qui lui sont chers et qu’il défend envers et contre tout.
Ce sera également pour le lecteur, l’occasion de plonger au sein même de la société israélienne.
Une société très hétéroclite où se mêlent à la fois les fils de cet État juif créé par l’ONU en 1947, tous ces ’rapatriés’ venus de partout dans le monde afin de regagner la Terre sainte, sans oublier les émigrés.
Et tout cela dans une ambiance de tensions perpétuelles consécutives au conflit israélo-palestinien.

Shlomo Sand chez Seuil
Charly  ▲

La mort du Khazar rouge