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2019 dans le rétro
2019 dans le rétroC’est une tradition désormais, le premier numéro de Campus de l’année nouvelle nous offre l’opportunité de passer en revue les meilleures galettes de l’année écoulée.
Un bilan non exhaustif et délicieusement subjectif! Parmi les retours heureux, on notera ceux d’Elbow, de Bear’s den, des Chemical Brothers très convaincants avec ’’No Geography’’, de Keane ’’Cause and effect’’ revenu de nulle part, de Foals qui se permet de sortir deux disques dans la même année, et en toute fin d’année de Coldplay qui réalise un travail d’orfèvre sur son dernier opus.
Au niveau des nouveautés, notre chouchoute s’appelle Lizzo tandis qu’au niveau belge, on avoue un fameux coup de cœur au retour réussi de Gepetto and the whales.


THE WHO - WHO. En soit, le fait que les Who existent encore est déjà un exploit. Pete Townshend (74 ans) et Roger Daltrey (75 ans) partagent en effet avec les Stones un record de longévité.
Et, cerise sur le gâteau, plutôt que d’enfiler les live et autres best of, ils osent encore proposer du matériel original.
’’Who’’ est donc leur douzième album studio -une petite moyenne après 50 ans d’existence- et surtout le premier après treize ans d’absence.
Est-ce que cela suffit pour un faire une des incontournables de l’année? Sans doute pas. Les deux mods survivants se contentent de répéter des formules déjà mille fois éprouvées.
Mais ils le font avec une certaine classe et une conviction qui doit être soulignées et peut-être même inspirante pour les jeunes rockers en herbe. Universal

THE ROLLING STONES - LET IT BLEED. Il ne se passe pas un trimestre sans que les Stones ne fassent parler d’eux à coup de rééditions, de lives ou plus rarement de matériel inédit.
Le son du tiroir-caisse, ils connaissent. Et nous, on en redemande. Ainsi donc, en fin d’année dernière, le groupe fêtait les 50 ans de ’’Let it bleed’’, le huitième album mais aussi le dernier du deal avec Decca Records.
Sorti en 1969, ce disque a ceci de particulier qu’il est le seul auquel les six membres officiels du band ont participé - Mick Taylor ayant remplacé Brian Jones en pleines sessions.
C’est évidemment en format remastérisé qu’on nous présente, sous différents formats plus ou moins collectors et donc onéreux, ce précieux ouvrage sur lequel on retrouve notamment ’’Gimme shelter’’ ou ’’You can always get what you want’’.
Un demi-siècle (!) plus tard, la magie opère toujours. C’est un fait. Universal

JONATHAN WILSON - DIXIE BLUR. Si tu ne le connais pas encore, je te recommande vivement Jonathan Wilson, prodige américain qui avec ’’Gentle spirit’’ (2011), ’’Fanfare’’ (2015) et ’’Rare birds’’ (2018) a réussi un parcours sans-faute.
Guitariste de grand talent -il a accompagné Roger Waters de Pink Floyd sur sa récente tournée Us + Them- songwritter épatant, chanteur convaincant, Wilson a tout de l’artiste gâté par la nature.
Et je dois avouer que l’annonce de la sortie imminente de son quatrième opus m’emballait.
Hélas, le bonhomme a décidé de se la jouer country blue grass. Le truc bien lourd qui passe mal de ce côté-ci de l’Atlantique.
Nashville, le banjo, le violon, la poussière, les cow-boys. Ce retour aux sources plaira sans doute aux States mais ici c’est improbable.
Je m’en vais alors réécouter en boucle l’incroyable ’’Rare bird’’ qui deux ans après garde toute sa valeur. Pias

MURA MASA - R.Y.C. A seulement 23 ans, Alex Crossan a.k.a Mura masa est déjà une valeur sûre en Angleterre.
Il faut dire que son premier album paru en 2017 a fait un effet raz de marée.
Entouré d’invités prestigieux comme Damon Albarn -toujours bon signe- Charli XCX, Christine and the Queens, Jamie Lidell et autres Asap Rocky, le jeune prodige réunissait succès de foule et critique.
Trois ans plus tard, ’’R.Y.C’’ se présente comme l’album de la confirmation.
Sauf que le jeune homme n’a pas choisi le chemin le moins chaotique. Abandonnant courageusement les gimmicks qui avaient fait son succès initial, Crossan s’aventure sur des thèmes plus rock, moins dansants, parfois proches de demos.
Au bout du compte, cet album s’avère très inégal: capable de fulgurances lumineuses (XXXX, YYYY), il pêche aussi par manque de production ou par une trop grande introspection.
Nous laissant au final au bord de la route sans trop savoir où l’auteur voulait nous emmener. Comme si ce ’’R.Y.C’’ était en réalité le premier album d’un artiste qui se cherche encore… Universal

HARRY STYLES - FINE LINE. Y a-t-il une vie après un boys band? En toute sincérité, ils ne sont pas nombreux à avoir réussi une carrière solo après avoir connu le succès dans un de ces groupes préfabriqués.
Georges Michael et Robbie Williams sont les exceptions heureuses. Derrière? Le néant. Alors Harry Styles, échappé des One Direction et auteur d’un premier album éponyme en 2017 (ahhh ce ’’Sign of the times’’) est-il en mesure de faire l’unanimité sur son seul nom? L’avenir nous le dira mais a priori ce ’’Fine lines’’ ne marque ni par son originalité, ni par ses idées.
Pourtant, on sent poindre quelque chose de plus fort. Le mec assure au niveau chant -c’est la moindre des choses- mais en plus ses textes sont bien ficelés.
Alors la sauce peut-elle prendre? Sincèrement, je demeure perplexe. Ma chronique montre ici toutes ses limites car si je ne suis pas convaincu par cet album après 4 ou 5 écoutes attentives, qu’en sera-t-il quand il aura tourné en boucle sur mon installation?
Je n’en sais sincèrement rien et dans le doute, je préfère accorder toute ma bienveillance à cet artiste talentueux et foutrement prometteur. Sony music
Douch  ▲

2019 dans le rétro
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