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Le confinement à toutes les sauces
Chapitre XI
Confinement – Chapitre XIJe t’ai déjà tout raconté dans mes précédents articles à propos de ce confinement qui dure maintenant chez nous depuis le 16 mars. Date à laquelle toutes les écoles et unifs’ ont été priées de fermer leurs portes.

TOI, TA MAMAN OU TA PETITE SŒUR vont faire les courses. Durant cette période de confinement, il s’agit des seules sorties autorisées.
Le papa aussi peut faire les courses… mais tous, nous devons agir seuls. Pas très gai tout ça, même si ça délasse les jambes.
Au début de cette période spéciale, nous pouvions aussi passer chez le coiffeur sous certaines conditions…mais cette sortie a été supprimée.
Il est vrai que celui qui te coupe les cheveux ou qui frise ceux des dames -même avec un masque- il prend des risques… et toi aussi!

PANIQUE À BORD! Dans les premiers jours de cette pandémie, j’ai pu voir que les gens (certains en tout cas) étaient super paniqués de manquer de tout et ne voulaient pas se retrouver à table avec une assiette vide.
Les chariots qui sortaient des grandes surfaces étaient pleins à déborder. On y voyait des spaghettis, des boîtes de conserves, du riz, des biscuits secs, tout et en grande quantité.
Sans oublier les bibines en tous genres: vins, bières, cavas et autres spiritueux!
Aujourd’hui, comme on a annoncé qu’il n’y aurait pas de pénurie, ça se calme un petit peu.

ÇA SE CALME… ET ÇA CHANGE. Durant mes séances d’observation, je constate que les gens achètent beaucoup moins. Peut-être même moins qu’en période ’normale’.
La raison: comme les courses sont l’une des seules sorties autorisées (et non verbalisées), les consommateurs passent presque chaque jour au magasin ou à la grande surface.
J’ai vu des personnes sortir avec un chariot ne contenant seulement que quatre ou cinq articles. Et même un homme avec deux fardes de cigarettes.
Ces petites quantités permettent de revenir tous les jours et, pourquoi pas, deux fois par jour.

SORTIR SON CHIEN, ATTENTION! Les règles ont évolué depuis le début de la période de confinement mais, si j’ai bien compris, aujourd’hui, on peut sortir son toutou… mais à pied et directement en sortant de chez soi.
Pas tellement amusant lorsqu’on habite en ville ou même dans des quartiers ne comportant que des routes avec trottoirs étroits.
J’ai pu voir une voiture de police et deux motards s’éloigner d’une dame accompagnée de son Labrador. Comme cela fait partie de mon job et que la dame semblait charmante, j’engage la conversation pour savoir si tout s’était bien passé.
’’Pas tout à fait’’ me dit-elle. Comme j’habite à cinq ou six kilomètres d’ici, j’ai bien sûr pris ma voiture pour faire courir César dans ces chemins de campagne. Les policiers m’ont dit que c’était interdit.
Je ne peux promener le chien qu’autour de mon lieu de résidence. Ils ne m’ont donné qu’un avertissement et signalé qu’il seront obligés de verbaliser s’il y a récidive.
Franchement, je me demande qui leur donne ces ordres… ’’Je ne fais rien de mal et ne risque pas de contaminer des gens! En tout cas ici certainement moins que dans mon quartier!’’ Elle n’a pas tout à fait tort, la dame!

LES GRANDES SURFACES DU BRABANT WALLON. Étrangement, devant certaines enseignes, on peut voir une queue importante de plusieurs dizaines de personnes… alors que devant d’autres seulement une ou deux personnes attendent. Cela dépend aussi un peu de l’heure.
En tout cas, partout le personnel porte des gants et les chariots sont nettoyés consciencieusement à chaque retour du client.
Ceux-ci sont aussi invités à utiliser les flacons de produits désinfectants pour les mains avant de prendre le chariot.

ET EN VILLE? A Bruxelles et Charleroi, les seules grandes villes où j’ai été faire un petit tour, j’ai pu constater que de bonnes dispositions avaient été prises dans les divers commerces.
Mais j’ai quand même été surpris d’y voir un public moins discipliné et ne respectant pas les distances de sécurité.

LE JOUR ET LE SOIR. En période de confinement, on circule bien sûr le moins possible. Mais la plupart des déplacements obligatoires se passent dans la journée où les magasins ouvrent généralement vers huit heures.
Et de nombreux commerces réservent la tranche de 8 à 9h pour les personnes âgées. Le soir, entre 21 er 23h, il y a quand même encore un certain nombre de voitures qui roulent.
J’en ai suivi quelques-unes dans l’espoir de les voir s’arrêter et éventuellement d’échanger quelques mots pour comprendre le motif de leur déplacement.
Mais elles roulaient un peu trop longtemps alors j’ai dû abandonner et n’ai pas de réponse à cette question.
A ces heures tardives, on peut supposer que les personnes pouvaient se rendre, par exemple, à une pharmacie de garde.

MARÉRIEL DE BRICOLAGE. Les gens confinés regardent Colombo ou Camping Paradis à la télé… mais cela leur laisse quand même pas mal de temps disponible.
Plutôt que de se tourner les pouces, ils pourraient profiter de ce temps libre pour effectuer tous les travaux de bricolage en retard: tapissage, peinture, rafistolages en tous genres.
Mais s’ils ne peuvent se procurer les produits ou le matériel, c’est peine perdue! Effectivement, ces types de commerces sont portes closes.

SUR UNE PETITE ROUTE DE PROVINCE. Surprise: je passe devant un magasin de matériaux et bricolage bien ouvert, avec trois véhicules dans le parking. Illico je stoppe et je pars aux renseignements.
Une personne à la caisse et un vendeur dans les rayons. A celui-ci, je pose la question de savoir comment il se faisait que son commerce pouvait accueillir des clients.
La réponse: ’’C’est parce que nous vendons aussi de la nourriture pour animaux’’.
Ah bien, mais tout le reste alors? Nouvelle réponse: ’’Hélas, tous ces produits là (il me désigne la plus grande zone de la surface) ne peuvent être vendus durant cette période’’.
Tout cela, accompagné de commentaires peu flatteurs à propos de ces restrictions qu’il ’’ne comprend pas’’.
Moi non plus! Effectivement, je ne vois pas en quoi la vente d’un sac de ciment, d’un pot de peinture ou d’un tube de colle pourrait être nuisible au confinement.
Mais bon, d’ici quelques jours, je vous communiquerai le prochain chapitre de la suite de mes ’’investigations’’.
John Ess  ▲
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