SOUS LA LOUPE: LA TOYOTA bZ4X, UNE ÉLECTRIQUE QUI NE LAISSE PERSONNE INDIFFÉRENT

@ John Ess

Une électrique qui offre de véritables prestations en tout-terrain, cela ne se rencontre pas tous les jours. Nous allons voir qu’à l’usage, si cette nouvelle Toyota nous apporte beaucoup d’agréments à la fois technologique et de confort, ce sera au premier abord son physique qui nous interpellera. Sa ligne acérée, ses optiques bien dessinées et ses contours de roues noirs qui grimpent jusque dans les ailes lui donnent des allures de science-fiction… jusque dans son nom.

LE NOM DU MODÈLE, EST-CE UN BON CHOIX? Il existe des noms plus conviviaux et qui sonnent mieux dans toutes les langues. Parce que si, pour bZ4X, les Français prononceront ‘Bézedkatrix‘, les Néerlandais pourront appeler ce nouveau modèle ‘Bezedvierix‘. Et le nom de la bZ4X pourra alors se décliner en autant de vocables qu’il y a de langues. Mais peut-être pourra-t-on mettre tout le monde d’accord en utilisant l’anglais… ce qui donnera donc ‘Bizedforix‘.
Les responsables de la marque ont certainement fait des études et des tests avant de baptiser de ce nom leur premier modèle 100% électrique, mais cela nous demandera un certain temps pour nous habituer à ce terme quand même un peu tarabiscoté.

Il N’Y A PAS QUE LA TRACTION INTÉGRALE. Pour ceux qui ne quittent jamais le bitume et qui ne craignent pas les quelques jours de verglas ou de neige que nous pouvons rencontrer chaque année, Toyota recommande la version deux roues motrices. Cette traction ne fait que 14 petits chevaux de moins que la 4×4 (204 à la place de 218) mais présente un fameux argument: elle affiche un prix nettement inférieur: 56.800 euros pour la 2×4 contre 67.300 pour la 4×4. Ça fait réfléchir! En tout état de cause, pour nos lecteurs, c’est la version à traction intégrale que nous présentons dans les lignes qui suivent.

TOUT SE PASSE BIEN À BORD. Tous les espaces sont accueillants. Déjà pour monter dans l’habitacle, même les personnes de grande taille n’auront pas à courber l’échine: les ouvertures des portières sont bien grandes. Et une fois à bord, chaque passager bénéficiera d’un bon confort. À l’avant, bien sûr, mais à l’arrière, l’espace est suffisant, même si l’on a des grandes jambes. Mais il n’y a pas que les passagers qui sont gâtés: leurs bagages trouveront toute la place voulue dans un grand coffre de 452 litres. Et Toyota a choisi des matériaux en belles textures pour toutes les garnitures intérieure et le tableau de bord.
Aujourd’hui, un véhicule de qualité ne pourrait se concevoir sans une technologie poussée et un système multimédia complet et sophistiqué, qu’il s’agisse des berlines, SUV ou 4×4. Toyota est à la pointe dans ce domaine et la bZ4X possède un écran tactile de 12,3 pouces avec des fonctions avancées et une reconnaissance vocale améliorée. Cela nous permet d’accéder aux informations et à une multitude de divertissements. Bien sûr, cette dernière version du ‘Toyota Smart Connect’ permet aussi de commander de nombreuses fonctions du véhicule. L’appli ‘Toyota MyT donne entre autres l’accès à l’un des plus grands réseaux de points de charge au monde. Cette appli permet également de retrouver l’emplacement du véhicule et d’en fournir les détails sur une carte.

TOYOTA N’AIME PAS LES ACCIDENTS. Même si cela ne fait pas l’affaire des carrossiers, les systèmes de sécurité de Toyota sont actifs en permanence pour la prévention des accidents. Le système de sécurité pré-collision surveille en permanence la route pour détecter tout danger.
Pour parer aux éventuelles distractions du conducteur, le système surveillera les marquages au sol, les bords de la route ainsi que la distance du véhicule qui précède.
Il n’y a pas que la sécurité, il y a aussi la facilité. Toujours ce même système, baptisé ‘T-Mate’ offre une fameuse aide aux manœuvres, comme reculer dans des voies étroites ou se garer dans un emplacement réduit.

UN SUV QUI FAIT DE L’OMBRE À CERTAINES DITES SPORTIVES. Dès que l’on caresse l’accélérateur, on sent que les chevaux sont là. Bien présents mais très discrets… électricité oblige! La poussée est instantanée dès les premiers mètres et ne s’estompe que bien au-delà des 120 km/h où la vivacité se poursuit jusqu’à la vitesse maximale de 160 km/h. Dans certaines circonstances, on aime cravacher un peu et ce n’est pas la bZ4X qui nous privera de ce plaisir. Il lui faut moins de 7 secondes pour se taper le zéro/cent, ce qui est plus qu’honorable, pour une caisse qui fait quand même plus de deux tonnes à vide.
Mais si cette nouvelle électrique de Toyota peut se montrer très dynamique, la circulation sur nos routes et dans nos villes ne nous permet pas toujours d’évoluer à notre guise. Il y a les embouteillages… et aussi les panneaux de limitation. Alors, pour restreindre la consommation et augmenter l’autonomie, le conducteur aura tout intérêt à utiliser le bouton ‘Eco’ qui intimera l’ordre aux chevaux de se calmer un peu, pour une conduite plus calme adaptée à la situation.
Les amateurs de tout-terrain seront heureux d’utiliser toutes les ressources de leur bZ4X 4×4. Les différents réglages ‘X-Mode’ adaptent la motricité pour des conduites dans la boue ou la neige et le système prend alors en charge la vitesse du véhicule, en descentes, en montées ou sur sol plat.

FINI LES POMPES, VIVE LES BORNES. Depuis toujours, on connaissait les bonnes vieilles pompes à essence que l’on trouvait (et que l’on trouve encore, bien sûr) à chaque coin de rue. Aujourd’hui l’électrique bat son plein (c’est le cas de le dire) et le thermique perd du terrain. Pourtant, tout le monde n’est pas encore convaincu du bien fondé de l’électrique. Production des batteries, recyclage des batteries, autonomie, nombre de bornes, temps de recharge… voilà bien des questions qui n’ont pas encore trouvé de réponses. Mais la machine est en route et l’évolution va dans le bon sens.
Ce qui nous intéresse ce jour, c’est le ‘plein’ de notre bZ4X. Même si elle se situe dans la bonne moyenne, on aurait pu espérer un peu plus d’autonomie. Selon la norme WLTP, la bZ4X devrait pouvoir parcourir 411 kilomètres avec une charge. Comme toujours, WLPT se montre optimiste. En réalité, il faut tabler sur 350 kilomètres en ville et sur 300 kilomètres sur route. En dehors des grands déplacements, ces chiffres sont suffisants pour une utilisation normale. Avec une wallbox à la maison et/ou sur le lieu de travail tout devrait se passer au mieux. Il faut également garder un œil sur les bornes de recharge rapide situées sur les routes empruntées habituellement.
Sur ces bornes rapides, une trentaine de minutes suffit pour une recharge à 80%. Avec un branchement domestique, il faut être nettement plus patient et mieux vaut ne pas attendre d’être sur la réserve pour faire le plein. Le plus confortable sera probablement la recharge sur sa propre wallbox: moins de 8 heures suffiront pour renflouer les batteries à fond. Il suffit donc de prendre l’habitude de connecter sa bZ4X chaque soir pour être gonflé à bloc le lendemain matin.  🔵

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