SOUS LA LOUPE: L'YPSILON REMET LANCIA SUR LES PREMIÈRES MARCHES DU PODIUM

 @ Jean Spé


La marque avait disparu du marché depuis 2016 mais est restée très présente dans les esprits. Aujourd’hui, le groupe Stellantis prend les affaires en main et relance la petite Ypsilon qui a bien évolué. Si les versions hybrides sont toujours présentes, c’est l’Ypsilon électrique que nous vous présentons aujourd’hui. Et elle ne nous a pas déçu… ni à l’extérieur, ni à l’intérieur.

UNE TOUCHE TRÈS PERSONNELLE. Un simple regard suffit pour se rendre compte que l’on a affaire à une voiture d’aujourd’hui et même de demain. Pas de phares ‘normaux’… à l’avant, c’est une signature lumineuse en ‘T’ qui la personnalise, surmontée du nom Lancia en toutes lettres. Le profil est pur, sans nervures, avec simplement des extensions d’ailes. Mais, contrairement à de nombreux modèles, c’est probablement l’arrière qui a le plus de personnalité, avec les feux ronds qui rappellent ceux de la Lancia Stratos qui a remporté trois années consécutives (1974, 1975 et 1976) le Championnat du Monde des rallyes. Tous ces ‘petits’ détails permettent à l’Ypsilon de se classer dans le peloton de tête des voitures branchées.

PREMIUM À L’EXTÉRIEUR MAIS AUSSI À L’INTÉRIEUR. L’habitacle est celui d’une vraie premium tant pour l’aspect général que pour la praticité. Cette nouvelle Ypsilon est réellement un cran au-dessus de ses concurrentes du même segment. On pourrait peut-être lui reprocher la qualité de certains revêtements et l’utilisation de plastiques durs à certains endroits… inhabituels dans le cadre d’un véhicule réellement premium. Mais à notre avis, ces détails sont vraiment secondaires et on ne les découvre qu’en recherchant ‘la petite bête’.
L’important est de se sentir bien à bord… et c’est le cas, non seulement pour les assises qui sont parfaitement confortables, mais aussi pour tous les accessoires du tableau qui sont bien dessinés et pratiques à utiliser. Le volant comprend de nombreuses fonctions et, au travers du volant, on voit le premier écran qui donne au conducteur toutes les informations de conduite. Au centre, comme dans quasi toutes les voitures actuelles, on voit l’écran central dit d’infodivertissement. Ces deux écrans font chacun 10,25 pouces et sont bien lisibles.
Lancia a installé dans sa Ypsilon un système nommé S.A.L.A. qui signifie ‘Sound Air Light Augmentation’. Mais c’est quoi, exactement? Il s’agit d’une interface intelligente qui contrôle de l’ambiance sonore, de la température, de l’éclairage de l’habitacle via une petite molette ou par commande vocale. Dans notre Ypsilon, c’est aussi ce système S.A.L.A. qui gère les systèmes Android Auto et Apple CarPlay sans fil ainsi qu’un chargeur de téléphone et trois, prises USB-C.

QUATRE MÈTRES ET DES POUSSIÈRES. Pour une citadine, il s’agit d’une bonne longueur. Bien sûr, alors que les passagers avant disposeront de tout l’espace souhaité, les places sur la banquette arrière seront un peu plus étriquées. Idéal pour des enfants… un peu juste pour des adultes. Le volume du coffre de 309 litres peut passer à 1.118 litres, ce qui est intéressant, mais ne permet bien sûr pas d’effectuer un grand déménagement.

ORIGINALITÉ INTÉRESSANTE ET AMUSANTE. On ne peut pas la rater: au centre du tableau de bord, sous l’écran central, Lancia a placé dans sa citadine une table de rangement… appelée ‘Tavolino’ chez nos amis Italiens. Cette table permet d’y déposer des petits objets qui restent à portée de main (plutôt que dans les vide-poches où l’on risque davantage de les oublier) et est donc bien accessible tant par le conducteur que par son passager. Intéressant: cette Tavolino, en plus de la recharge à induction, possède une fente pour y placer un smartphone ou une tablette.
Mais l’Ypsilon ne possède pas que des originalités. Toutes les fonctions classiques et nécessaires font également partie du programme, qu’il s’agisse de confort ou de sécurité. Et nous pouvons citer ici l’appel d’urgence localisé, les commandes vocales, la fonction MP3, le kit mains-libres Bluetooth, l’aide au démarrage en côte et le démarrage sans clé… mais ce n’est pas tout: n’oublions pas le régulateur et limiteur de vitesse, le verrouillage centralisé des portes à distance, l’assistance de maintien de trajectoire, la reconnaissance des panneaux de signalisation, le système avancé de détection d’obstacles et, ce qui peut être très utile et éviter des catastrophes: le système de détection de somnolence.

QUE TROUVE-T-ON SOUS LE CAPOT? Pour l’instant, l’Ypsilon est disponible en hybride de 110 chevaux et en électrique (celle que nous vous présentons aujourd’hui) de 156 chevaux. Celle-ci, avec sa batterie de 51 kWh offre, selon le WLTP 425 km d’autonomie. Mais attention, ceux-ci sont toujours un peu farceurs: si vous prévoyez un trajet de 400 kilomètres, vous risquez de rencontrer un gros problème… en effet, sur autoroutes et voies rapides, vous ne pourrez parcourir qu’un peu plus de 300 km et, en ville ±360 km. Comme l’Ypsilon n’est pas classée parmi les grandes routières (même si elle en a toutes les capacités), mais plutôt comme citadine, ces chiffres sont positifs et la classent dans la bonne moyenne de de la concurrence directe.
Pour la recharge de la batterie, l’Ypsilon électrique se positionne également dans la moyenne de son segment: il y a lieu de tabler sur 24 minutes pour passer de 20 à 80 %.
Avec un tarif de 32.600 à 35.600 euros, l’Ypsilon électrique 156 chevaux n’est certes pas la moins chère des citadines, mais probablement la plus branchée.  🔵

Mar 2026

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